Octobre Rose, un mois pour agir
Chaque mois d’octobre, le ruban rose rappelle une réalité simple : un cancer du sein détecté tôt se soigne beaucoup mieux. Le mois de sensibilisation est né aux États-Unis en 1985. Il est arrivé en France en 1994 avec l’association Ruban Rose, puis dans de nombreux pays d’Afrique, dont le Sénégal.
Ce mois a trois objectifs : informer sur la maladie, encourager le dépistage et soutenir la recherche et les femmes touchées. Cet article fait le point sur les chiffres, les gestes de dépistage, et les associations que vous pouvez soutenir.
Le cancer du sein en chiffres
C’est le cancer le plus fréquent chez la femme, en France comme dans le monde. Mais détecté tôt, il a un bon pronostic : en France, 88 % des femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015 étaient en vie cinq ans après.
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Territoire |
Nouveaux cas par an |
Décès par an |
Source |
|---|---|---|---|
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Monde (2022) |
2,3 millions |
670 000 |
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Afrique subsaharienne (2022) |
146 130 |
71 662 |
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France métropolitaine (2023) |
61 214 |
12 765 |
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Sénégal (estimation 2026) |
environ 2 220 |
plus de 1 300 |
Un chiffre frappe : en Afrique subsaharienne, près d’une femme diagnostiquée sur deux en meurt. En cause, selon l’OMS, des diagnostics trop tardifs et un accès aux soins insuffisant. Si rien ne change, le CIRC prévoit 3,2 millions de nouveaux cas par an dans le monde d’ici 2050.
Le dépistage : le geste qui sauve des vies
Le meilleur moyen de réduire la mortalité, c’est de détecter la maladie tôt. Trois réflexes y contribuent.
- Connaître ses seins. Consultez rapidement en cas de boule, de changement de forme ou d’aspect de la peau, de rétraction du mamelon ou d’écoulement inhabituel. La plupart des anomalies ne sont pas des cancers, mais seul un professionnel peut le dire.
- Un examen clinique chaque année dès 25 ans. Un médecin, un gynécologue ou une sage-femme palpe les seins lors d’une consultation de suivi.
- Une mammographie tous les deux ans de 50 à 74 ans. En France, le dépistage organisé existe depuis 2004. Vous recevez une invitation de l’Assurance maladie, et l’examen est pris en charge à 100 %, sans avance de frais. Les clichés sont relus par un second radiologue.
Vous avez des antécédents familiaux ou un autre facteur de risque ? Parlez-en à votre médecin : un suivi plus précoce ou plus rapproché peut être proposé.
Au Sénégal, la LISCA propose pendant Octobre Rose 2026 des consultations de dépistage à son siège, du lundi au samedi à partir du 1er octobre. Les femmes chez qui une anomalie est détectée sont ensuite accompagnées par la Ligue.
Facteurs de risque et prévention
Le premier facteur de risque est simplement d’être une femme et de vieillir : 71 % des nouveaux cas surviennent après 50 ans. Beaucoup de femmes touchées n’ont aucun antécédent familial. Les hommes peuvent aussi être concernés, plus rarement.
L’OMS cite d’autres facteurs : l’obésité, l’alcool, le tabac, l’exposition aux radiations, l’âge des premières règles et de la première grossesse, et les antécédents familiaux.
Certains se modifient. Selon le CIRC, agir sur la sédentarité, le surpoids, l’alcool et l’allaitement pourrait éviter environ un quart des cancers du sein. Bouger régulièrement, limiter l’alcool et ne pas fumer restent donc de vrais leviers. Ils ne remplacent jamais le dépistage.
Octobre Rose au Sénégal : « Agir pour la vie »
Au Sénégal, le cancer du sein est aujourd’hui le premier cancer chez la femme, selon la LISCA. Octobre Rose y est organisé chaque année depuis 2010, et de plus en plus de femmes en profitent pour se faire dépister.
L’édition 2026 a démarré le 27 septembre par une randonnée pédestre, sous le thème « Agir pour la vie ». Les pharmaciens du pays participent à la sensibilisation tout le mois.
Le principal obstacle reste le diagnostic tardif. En Afrique, l’OMS estime que la survie est souvent inférieure à 50 %, faute de détection précoce et d’infrastructures suffisantes. Le coût pèse aussi : le traitement d’un cancer du sein coûte en moyenne environ 5,3 millions de FCFA en frais médicaux directs. C’est pourquoi la LISCA appelle à renforcer le soutien financier pour accompagner les patientes.
Comment agir pendant Octobre Rose
Chacun peut contribuer, à son niveau.
- Faire le point sur son propre suivi : date de la dernière mammographie ou du dernier examen clinique.
- En parler autour de soi : rappeler à une mère, une tante, une amie de plus de 50 ans de répondre à son invitation au dépistage.
- Participer aux marches et courses organisées dans votre ville, en France comme au Sénégal.
- Faire un don à une association qui finance la recherche, le dépistage ou l’accompagnement des malades. Quelques adresses ci-dessous.
Où faire un don ?
Voici quelques associations reconnues, au Sénégal et en France. En France, 66 % d’un don à une association éligible est déductible de l’impôt sur le revenu ; vérifiez l’éligibilité auprès de chaque structure.
N’hésitez pas à mettre en commentaire d’autres associations.
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Association |
Pays |
Ce qu’elle finance |
Comment donner |
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Sénégal |
Prévention, dépistage, aide aux malades face au coût des traitements. Créée en 1985. |
Sur lisca.sn ; Wave (Paiement → rechercher LISCA) ; Orange Money #144#626# ou appli Max It ; chèque à l’ordre de LISCA. Siège : Sacré-Cœur 3, n° 9994, Dakar. |
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France |
Recherche, prévention, aide aux malades et à leurs proches |
En ligne sur ligue-cancer.net ; ligne d’écoute gratuite 0 800 940 939 |
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France |
Recherche sur le cancer du sein (Prix Ruban Rose), sensibilisation ; initiatrice d’Octobre Rose en France |
En ligne sur cancerdusein.org |
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France |
Collectif de femmes de moins de 40 ans touchées par un cancer du sein, fondé en 2017 |
Via le site de l’association |
Un don, même modeste, aide à financer un dépistage, un traitement ou un projet de recherche. Et le geste le plus simple reste gratuit : prendre rendez-vous pour son propre dépistage.